Le Mystère des vases de pierre de l’Egypte préhistorique

1° Introduction :

La terre d’Egypte est une terre de mystères!

Tout le monde pense aux extraordinaires pyramides, mais il y a un  autre mystère tout aussi grand et qui semble incompréhensible.

Depuis l’Age de la préhistoire égyptienne entre 5000 et 3500 avant JC (Culture de Nagada) , ce peuple a réalisé des vaisselles en pierre dures d’une grande beauté et extrême finesse dans la réalisation.

A une date ou on taillait encore les silex et ou les statuettes trouvées dans les tombes sont de forme grossière, on trouve aussi des vases de pierre dont la perfection n’est pas compatible avec les techniques et outils supposes de l’époque.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_de_Nagada

 

Pour illustrer le sujet voir sous ce lien quelques exemples

Egypte: Les vases de la "préhistoire "

http://www.histoire-secrete.fr/265475277/2088584/posting/egypte-les-vases-de-la-pr%C3%A9histoire

 

Avec quelle technique et quels outils a-t-on pu réaliser cette coupe finement dentelée qui semble moulée ou réalisée à partir d’une feuille de matière pliable et déformable sans casser ?A-t-on simplement utilise des silex pour gratter et percer  inlassablement pendant un temps certainement très long ?Le moulage a partir d’une pâte de pierre semble exclu car on distingue le veinage noir naturel des cristaux ou quartz de la roche d’origine, il y a une  hétérogénéité qu’on n’aurait pas réalisé à partir du malaxage des constituants de la roche d’origine. Remarquer aussi la trace de cercle  au fond du vase 

Et c'est à priori cette même technique qui était déjà maitrisée vers 3000 BC avec le disque de Sabu, mais sur du schiste cette fois (encore plus difficile car matériaux friable)

http://www.histoire-secrete.fr/265475277/1406222/posting/sabu-la-preuve-d-une-haute-technologie-ancienne-inconnue

http://www.onnouscachetout-la-suite.com/t864-Le-disque-de-Sabu.htm

 

The tomb of Sabu and the tri-lobed "schist" bowl 

(Le tombeau de Sabu et le bol trilobé en schiste)

http://www.oocities.org/unforbidden_geology/Tomb_3111.html

 

Que nous dit l’encyclopedia universalis sur Nagada et les vases de pierre ?

A) NAGADA

On désigne du nom de Nagada, un village de Haute-Égypte, la dernière phase de la préhistoire égyptienne (périodes prédynastique et protodynastique, vers ~4000-~3100), qui fait suite à la culture de Badari. Les tombes sont alors rectangulaires, comme les huttes des vivants, dont elles sont la transposition ; elles contiennent un matériel funéraire destiné à assurer la survie du défunt. Des travaux récents ont amené à diviser Nagada en trois niveaux : Nagada I ou Amratien, Nagada II ou Gerzéen, Nagada III ou Protodynastique. Pendant le début du Prédynastique, on continue, sur les parois rocheuses des déserts, à graver des scènes rupestres, où s'affirment les qualités exceptionnelles d'artistes animaliers. Les phases de Nagada I et Nagada II sont caractérisées par des poteries de types très variés, certaines témoignant de recherches raffinées : vases doubles dont les deux parties en tonnelets ou en flûtes communiquent, vases en forme d'animaux stylisés. À l'Amratien, les dessins sont de couleur claire, jaunes ou blanchâtres, sur fond rouge ; au Gerzéen, la pâte devient plus fine ; sur un fond clair se détachent les dessins brun-violet. Les thèmes décoratifs sont empruntés à la vannerie, puis de plus en plus à la faune et à la flore : buissons d'aloès, défilés de capridés et de flamants roses ; des lignes ondulées représentent l'eau, et la vie sur le fleuve est évoquée par la figuration de bateaux munis de deux cabines et de nombreuses rames. Au cours du Protodynastique, les vases d'argile tendent à disparaître au profit des vases de pierre. La fabrication de ces derniers ne constitue pas une innovation, mais alors que les matières utilisées précédemment étaient presque uniquement l'albâtre et le basalte, les artisans taillent désormais des pierres de plus en plus dures, telles brèche, granite ou diorite

B) Les vases en pierres dures

http://www.universalis.fr/encyclopedie/glyptique/3-les-vases-en-pierres-dures/

La naissance de la taille des vases en pierres dures se situe dans le Moyen-Euphrate au VIIe millénaire avant J.-C. Dès le IVe millénaire, des ateliers d'Afghanistan et d'Iran les exportent vers les riches cités de Mésopotamie. En Égypte, la vaisselle de luxe est alors en basalte, albâtre, diorite, ou en brèches colorées. Coupes, vases, flacons sont monolithes, à anses et pied taillés dans la masse, aux lignes simples et épurées. D'Égypte, la technique se transmet à la Crète où, à l'époque minoenne, sont ciselés des vases en cristal de roche, gypse blanc, stéatite ou serpentine, certains décorés de scènes animées (vase des Moissonneurs, vase des Boxeurs d'Haghia Triada). Cet art se maintient en Égypte et au Proche-Orient où, à partir du VIIIe siècle avant J.-C., l'agate devient le matériau de prédilection. Sa vogue croît à l'époque hellénistique : la description de la pompe dionysiaque organisée à Alexandrie par Ptolémée II (309-246 av. J.-C.) fait état d'une multitude de vases d'agate, et celle du trésor de Mithridate VI, roi du Pont (111-63 av. J.-C.), de deux mille tasses d'onyx. L'apogée de cette production, devenue pour les Romains le symbole du luxe, se situe au Ier siècle avant J.-C. et au Ier siècle après J.-C. Les vases en cristal de roche ou sardoine, variété brune d'agate, sont monolithes, de faible épaisseur (de 2 à 4 mm) et de formes complexes inspirées de l'orfèvrerie. Certains sont taillés d'un décor en bas relief, comme la tasse Farnèse à Naples, ou la coupe dite des Ptolémées à Paris, véritables vases-camées. Alexandrie, à l'époque hellénistique, puis Rome, sous l'Empire, ont dû être les principaux centres de fabrication. À l'époque byzantine, Constantinople prend le relais, s'inspirant à la fois des vases gréco-romains et de ceux qui sont produits en Iran sassanide aux VIe et VIIe siècles. De la renaissance macédonienne (IXe-XIe s.) datent quantité de coupes de sardoine ou de jaspe, unies ou godronnées, la plupart aujourd'hui dans le Trésor de Saint-Marc de Venise, d'une technique plus fruste, les anses rapportées.

 

A noter, ne confondons pas coupes en pierre (Cristal de roche) et coupes en  verre (Obtenues par fusion et soufflage du verre reconstitue)

CHRONOLOGIE DU VERRE

http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/collections/dossiers-thematiques/arts-decoratifs-et-design/verre/chronologie-du-verre

2- Ce que disent les chercheurs sur le sujet

Sur la possibilité de réaliser ces pièces en pierre dure par des moyens rudimentaires (Perceuses en bois avec pointes en silex tournées à la main), on trouve des gens capables de vous décrire toute une procédure de réalisation sortie de leur imagination, et basée sur aucune expérience. Cela leur suffit, mais me semble un peu faible comme démonstration.

Ces vases ont été réalisés 1000 ans avant la taille des blocs des pyramides.

On nous donne des impressions  de comment ils ont été réalises. Mais il n’y a pas ou peu d’expérimentation et jamais un vase complet a été réalisé dans ces matières avec des outils rudimentaires.

Alors voyons un peu ce que dévoilent  les  recherches expérimentales.

 

   EXPÉRIENCES EN ARCHÉOLOGIE ÉGYPTIENNE

2-1 La technologie du travail de la pierre dans l'Egypte ancienne

Document pdf en anglais

http://www.sci-lib.net/index.php?act=attach&type=post&id=14668

 

2-2 L'Égypte ancienne Outils et méthodes de travail de la  pierre

http://www.oocities.org/unforbidden_geology/ancient_egyptian_stone_vase_making.html

Introduction:

Les roches ignées comme le granit, anorthosite, diorite, basalte et roches sédimentaires dures comme les grès siliceux (quartzite) et travertin (albâtre égyptien) ont été habilement exploitées par les anciens Egyptiens pour plusieurs milliers d'années au cours de leur histoire. Récemment, Stocks (1989; 1993; 2001) a démontré par l'expérimentation  l'utilisation d'outils simples  de travail en pierre qui étaient très probablement à la disposition des anciens Egyptiens. Ces outils reflètent à la erforées à l'aide d'un foret à archet . Sculpture en relief  de granit a été démontrée en utilisant des burins et poinçons en silex et dressage  et lissage de roche a été obtenu avec une poudre a deux composants  dolérite  et  "quartzite".

 

2-3 scies en lames de cuivre

http://www.oocities.org/unforbidden_geology/ancient_egyptian_copper_slabbing_saws.html

2-4 foreuses de carottage en cuivre

http://www.oocities.org/unforbidden_geology/ancient_egyptian_copper_coring_drills.html

2-5 Fabrication de vases de pierre

http://www.oocities.org/unforbidden_geology/ancient_egyptian_stone_vase_making.html

2-6 Peut on fabriquer aujourd'hui des vases en pierre a col étroit

http://www.oocities.org/unforbidden_geology/modren_stone_vases.html

2-7 Les Pyramides et temples de Gizeh

http://www.ronaldbirdsall.com/gizeh/petrie/c19.html

Chapitre 19. Méthodes mécaniques des constructeurs des pyramides

Essai de traduction par Jocast Le texte renvoie à la planche XIV ci ,dessous

129. [p. 173] Les méthodes employées par les Egyptiens pour couper les pierres dures qu'ils ont si souvent travaille, sont restées longtemps dans le doute. Diverses suggestions ont été faites, certaines très impraticables; mais pas de preuves réelles des outils utilisés, ou la manière de les utiliser, a été obtenu. Des exemples de travaux que j'ai pu recueillir à Gizeh, et à partir de divers objets choisis dont je pris des moulages, les questions souvent posées semblent maintenant être résolues.

. La méthode typique de travail des pierres dures, - comme le granite, diorite, basalte, etc., - était au moyen d'outils de bronze; ceux-ci ont été fixés avec des points de coupe, beaucoup plus durs que le quartz qui a été travaillé. Le matériau de ces points de coupe est encore indéterminé; mais seulement cinq substances sont possibles: béryl, topaze, chrysobéryl, corindon ou saphir et diamant. Le type de travail semble pointer vers le diamant comme étant la pierre precieuse de coupe; et seules les considérations de sa rareté en général, et son absence d'Egypte, interfèrent avec cette conclusion, et rendent le corindon dur non cristallisé comme  le matériau le plus probable.

De nombreux pays, à la fois sauvages et civilisés, ont l'habitude de couper des matériaux durs au moyen d'une substance molle (comme le cuivre, le bois, corne, & c., avec une poudre dure qui lui est fournie); la poudre colle sur  la base utilisée, et ainsi  étant grattées sur la pierre à couper, enlevé celle-ci. Il est donc très facilement admis  par de nombreuses personnes (comme je l'ai fait moi-même au début) que cette méthode doit nécessairement avoir été également utilisée par les Egyptiens; et qu'il suffirait de produire tous les exemples maintenant recueillis. Mais cela est  loin d'être le cas; mais  sans doute pour l’albâtre, et d'autres pierres tendres, cette méthode a été utilisée.

Que les Egyptiens connaissaient une pierre précieuse de coupe beaucoup plus dure que le quartz, et qu'ils ont utilisé cette pierre comme un burin pointu, est mis hors de doute par les bols de diorite avec des inscriptions de la quatrième dynastie, dont je trouvai des fragments à Gizeh. Ces hiéroglyphes sont incisés, avec un point de coupe très libre-; ils ne sont pas grattés, ni broyés, mais sont labourés sur la  diorite, avec des bords rugueux sur la ligne. Comme les lignes ne font que  1/150 pouces de large (les chiffres étant d'environ 0,2 à long), il est évident que le point de coupe doit avoir été [p. 174] beaucoup plus dur que le quartz; et assez résistant pour ne   pas se briser quand une si belle arête était utilisée, probablement seulement 1/200 pouces de large. Les lignes parallèles sont Gravées seulement 1/30 pouce en dehors du centre à centre.

Nous ne devons donc avoir aucune hésitation à admettre que le gravage de lignes en pierres dures par des points en pierre précieuse, était un art bien connu. Et quand on trouve sur les surfaces des traits de scie sur de la  diorite, rainures aussi profondes que 1/100 pouces, il semble beaucoup plus probable que elles ont été produites par les points de pierre précieuse fixés dans la scie, que par tout frottement fortuit d'une poudre. Et quand, plus loin, on voit que ces rainures profondes sont presque toujours régulières et uniformes en profondeur, et à égale distance, leur production par les passages  successives des pierres précieuses -dents de scie semble être hors de question. Les meilleurs exemples de équidistance sont les spécimens de basalte No.4, et No.12 diorite (Pl xiv..); dans ces spécimens les  fluctuations ne sont pas plus que celles se produisent toujours dans l'utilisation d'une scie à la main , qu'elles soient utilisées sur du  bois ou de la  pierre tendre.

Sur la carotte de granit, rompue à partir d'un trou de forage (No.7), d'autres caractéristiques apparaissent, qui  également ne peuvent  être expliquées  que par l'utilisation de points de pierre précieuse fixes. En premier lieu, les rainures qui se déplacent autour d'elle forment une spirale régulière, sans interruption ou sans ondulation plus grande  que celle nécessairement produite par les variations des cristaux de composants; cette spirale est véritablement symétrique par rapport à l'axe du noyau. Dans une partie une rainure peut être tracée, presque sans interruption, pendant une durée de quatre tours. Deuxièmement, les rainures sont aussi profondes dans le quartz que dans le feldspath adjacent, et même assez profondes. Si ceux-ci étaient de quelque façon que ce soit  produit par la poudre libre, ils seraient moins profondes dans la substance plus difficile - quartz; alors qu'un point de pierre précieuse fixe serait obligé de labourer à la même profondeur dans tous les composants; et de plus, dans la mesure où le quartz se distingue légèrement au-delà du feldspath (en raison de ce dernier étant porté par frottement général), la rainure a donc laissé encore moins en profondeur sur le feldspath que sur le quartz. Ainsi, même si des spécimens avec des rainures profondes  pourraient être produits par une poudre libre, les caractéristiques particulières de ce noyau montrent que les points de coupe fixes étaient les moyens employés ici.

Que les lames des scies étaient de bronze, nous le savons de la coloration verte sur les côtés des coupes de scie, et sur les grains de sable laissés dans une coupe de scie.

Les formes des outils étaient scies droites, scies circulaires, perceuses tubulaires, et tours.

130. Les scies droites variaient 0,3 à 0,2 pouce d'épaisseur, en fonction du travail; la plus grande était 8 pieds ou plus en longueur, comme les coupes exécutées sur la longueur du batardeau Grande Pyramide, qui est de 7 pieds 6 pouces de long. Les exemples de coupes de scie montres dans Pl. xiv. sont comme suit. N ° 1, à partir de la fin du coffre de granit de la Grande Pyramide, montrant où la coupe de la scie a été exécuté trop profondément dans le produit deux fois, et soutenu à nouveau. N ° 2, un morceau de syénite, ramassé à Memphis; montrant des coupes sur quatre faces de celui-ci, et la largeur de la scie par une coupe à travers au-dessus de celui-ci. Ce fut probablement un morceau déchet  de découpe d'une statue à l'état brut. No.3, un [p. 175] morceau de basalte, montrant une course de scie , et abandonné, avec la poussière de sciage et de sable à gauche en elle; un fragment de la scie de la grande chaussée de basalte à l'Est de la Grande Pyramide. No.4, un autre morceau du même dallage, montrant des lignes régulières et bien définies. No.5, une tranche de basalte du même endroit, sciés sur les deux côtés, et presque sciés en deux. No.6, un morceau de diorite montrant des  rainures équidistantes et régulières en arcs de cercle, parallèles les unes aux autres; ces rainures ont été presque polies par meulage croisé, mais sont encore visibles. La seule explication possible de cette pièce est qu'elle a été produite par une scie circulaire. Les principaux exemples de sciage à Gizeh sont les blocs de la grande chaussée de basalte, et les coffres de la Grande, deuxième et troisième pyramides, ce dernier malheureusement, aujourd'hui perdu.

131. Ensuite les Egyptiens ont adapté leur principe de sciage dans une forme  circulaire, au lieu d'une forme rectiligne, courbant  la lame dans un tube, qui a foré une gorge circulaire par sa rotation; ainsi, en cassant  les noyaux laissés au milieu de ces gorges, ils ont pu creuser de grands trous avec un minimum de travail. Ces outils de perçage  tubulaires varient de 1/4 pouce à 5 pouces de diamètre, et de 1/30 à 1/5 pouces d'épaisseur. Le plus petit trou encore trouvé en granit est de 2 pouces de diamètre, tous les trous inférieurs étant en calcaire ou en albâtre, qui a probablement été travaillé seulement avec le tube et le sable. Une caractéristique particulière de ces noyaux est qu'ils sont toujours effiles, et les trous sont toujours agrandis vers le haut. Dans les pierres tendres coupées simplement avec de la poudre en vrac, un tel résultat serait naturellement produit tout simplement par le poids mort sur la tête de forage, qui a forcé dans la pierre, de ne pas être vraiment équilibrée, et en tirant donc toujours la perceuse sur un côté; comme cela tourne meuler un matériau à la fois le noyau et le trou. Mais dans le cœur du granit, No.7, une telle explication est insuffisant, étant donné que les rainures de coupe profondes sont marqués par tout aussi fermement à l'extrémité effilée comme partout ailleurs; et si le cône était simplement produit par le frottement de la poudre, ils auraient été polis loin, et certainement ne pouvait pas être aussi profonde dans le quartz comme dans le feldspath. Par conséquent, nous sommes amenés à la conclusion que les points de coupe auxiliaires sont insérés le long du côté, ainsi que sur le pourtour du tube de perçage; compte tenu qu'aucun noyau de  granit ou diorite de moins de deux pouces de diamètre sont connus  , il n'y aurait pas d'impossibilité à mettre ces pierres, travaillant soit à travers un trou dans le côté opposé de la perceuse, ou en définissant une pierre dans un trou découpé dans le foret, et laissant à projeter à l'intérieur et l'extérieur du tube. Ensuite, une prépondérance du poids supérieur à tout côté ferait pencher la perceuse de manière à porter vers le bas de la rainure plus large et plus large, et ainsi permettre à la perceuse et la poussière pour être plus facilement retiré de la gorge. Les exemples de forage tube sur Pl.xiv. sont comme suit: - No. 7, noyau en granit, trouvé à Gizeh. No.8, section de la distribution d'un trou de pivot dans un linteau du temple de granit à Gizeh; ici le noyau, étant de homblende difficile, n'a pu être complètement éclaté, et reste à une longueur de 0,8 pouces. No.9, mortier d'albâtre, cassé en cours de fabrication, montrant [p. 176] le noyau en place; trouvé à Kom Ahmar (lat. 28º 5 '), par le professeur Sayce, qui a bien voulu me le donner pour illustrer ce sujet. N ° 10, le plus petit noyau encore connu, en albâtre; trouvé avec d'autres à Memphis, par le Dr Grant Bey, qui me l'a gentiment  donné. N ° 11, l'oeil de marbre pour incruster, avec deux trous de forage de tubes, l'un dans l'autre; montrant l'épaisseur des petits tubes de forage. No.12, partie du côté d'un trou de forage dans la diorite, de Boulaq, remarquable par la profondeur et la régularité des rainures  No.13, morceau de calcaire de Boulaq, montrant à quel point les trous ont été placés ensemble dans enlèvement de matière par forage; l'angle d'intersection montre que la rainure d'un trou juste chevauche la rainure de l'autre, sans se toucher sans doute le noyau du trou adjacent ainsi le minimum de travail était nécessaire. Les exemples de forage du tube sur une grande échelle sont les grands coffres de granit, qui ont été creusées en coupant des rangées de tubes trous de forage juste les uns contre les autres, puis en brisant les noyaux et pièces intermédiaires; les traces de ces travaux peuvent être vus à l'intérieur du coffre Grande Pyramide, où deux forages ont été exécutés trop profondément dans les côtés; et sur un fragment d'un caisson de granit avec une erreur similaire de travail sur elle, que je pris à Gizeh. A El Bersheh il est un exemple encore plus grande, où une plate-forme de roche calcaire a été habillé vers le bas, en le coupant loin avec tubes perceuses environ 18 pouces de diamètre (lat 27º 42 '.); les rainures circulaires parfois entrecroisés, prouvent qu'il était simplement fait pour enlever la roche.

 

 

132. Le principe de rotation de l'outil a été, pour de petits objets, abandonnée au profit de la rotation de la pièce; et le tour semble avoir été un instrument aussi familier  dans la quatrième dynastie, que dans les ateliers modernes. Les bols de diorite et des vases de l'Ancien Empire se rencontrent fréquemment, et montrent une grande habileté technique. Une pièce trouvée à Gizeh, No.14, montre que la méthode employée était un vrai tournage, et non un processus de broyage, car le bol a été usine décalé  de son centre, ensuite  recentrée imparfaitement, et les traces du premier tournage n’ont pas entièrement disparu; donc il y a deux surfaces appartenant à différents centrages et réunis en un point de rebroussement. Un tel aspect ne pouvait pas être produit par un procédé de broyage ou de frottement qui se pressait sur la surface. Un autre détail est représenté par fragment No.15; ici les courbes de la cuvette sont sphériques, et doivent donc avoir t été coupées par un outil balayant un arc à partir d'un centre fixe tandis que le bol tourne. Ce centre ou d'articulation de l'outil est dans l'axe du tour à la surface générale du bol, jusqu'au bord de celui-ci; mais comme une lèvre était recherché, le centrage de l'outil a été déplacé, mais avec exactement le même rayon de l'arc; et une nouvelle coupe fait de laisser une lèvre dans le bol. Que ce ne fut certainement pas le résultat du hasard de la main-travail est montré, non seulement par la circularité exacte des courbes, et leur égalité, mais aussi par le point à gauche où ils se rencontrent. Cela n'a pas été du tout arrondi comme ce serait certainement le cas dans le travail manuel, et il est une preuve évidente de la méthode  mécanique rigide de réaliser  les courbes.

[P. 177]Des  burins manuels ont également été utilisés pour le travail sur les surfaces irrégulières de la statuaire; comme on peut le voir sur la statue en diorite de Khafra trouvée à Gizeh, et maintenant à Bulak.

 

 

133. La grande pression nécessaire pour forcer les perceuses et les scies si rapidement à travers les pierres dures est très surprenant; probablement une charge d'au moins une tonne ou deux a été mis sur les tubes de coupe de 4 pouces pour la  coupe sur granit. Sur la carotte  de granit, No.7, la spirale de la coupe coule 0,1 pouces dans la circonférence de 6 pouces, ou 1  pour  60, un taux de spiralage du quartz et de feldspath qui est étonnant. Pourtant, ces rainures ne peuvent être dues à un simple grattage produit en retirant le foret comme cela a été suggéré, car il y aurait environ 1/10 pouce d'épaisseur de poussière entre le foret et le noyau à cette partie; donc il pourrait y avoir guère de pression appliquée sur le côté, et le point de contact de la perceuse et le granit ne pouvait pas voyager autour du granite mais la perceuse peut être tournée autour. Par conséquent, ces rainures hélicoïdales rapides ne peuvent pas être attribuées à rien d'autre  que  la descente du foret dans le granit sous une énorme pression; à moins que, en effet, nous supposons un outil de rymering séparé pour avoir été employé en alternance avec le foret pour élargir la gorge, pour lesquels il n'y a pas de preuve suffisante.

 

 

134. Aucun reste de ces scies ou perceuses tubulaires n'a encore été trouvé est rien à prévoir, étant donné que nous n’avons pas encore trouvé des spécimens même des déchets de travail à un dixième du montant qu'un seul outil produirait; et les outils, au lieu d'être jetés comme les déchets, auraient été soigneusement gardés. Encore une fois, même des burins de maçons communs, il n'y a probablement pas une douzaine connue; et pourtant ils seraient beaucoup plus communs que les outils de pierreries, et aussi plus susceptibles d'être perdus, ou pour être enterré avec l'ouvrier. Les grandes scies et perceuses des ouvriers des pyramides devaient être la propriété des rois et il en aurait couté la vie à l'homme qui en aurait perdu une ; tandis que le bronze serait refondu, et les pierres précieuses réutilisées, lorsque les outils s’usaient, de sorte que les outils usés n'étaient pas jetés.

 

 

135. Parmi les divers autres détails de travail mécanique mention en est  faite dans les différentes sections de ce volume. Le marquage rouge des lignes du maçon reste décrit à l'article 63. L'utilisation de tests-plans dans les surfaces de travail, dans la section 170. L'utilisation de diagonales rédigées, dans l'article 55. Le caractère des beaux-joints, dans la section 26. La précision de nivellement, à l'article 26. La mise en place des cours d'un autre, à l'article 41. la disposition des cours sur le terrain avant la construction, insection 168. les crampons gauche pour soulever les pierres, dans les sections 50, 55, et 63. la méthode de soulever les pierres, dans la section 169. le système de main-d'œuvre employée sur les monuments égyptiens à l'article 166. Et l'utilisation de plâtre, à l'article 128. Une déclaration générale de toutes ces questions mécaniques, avec de plus amples détails de certains spécimens et des exemples de travaux, se trouvent dans un document sur les «Méthodes mécaniques des Egyptiens," dans le Journal Anthropological pour 1883.

 

 

    

 

 

 

3- Etudes crétoises

Intéressons nous aux découvertes dans les palais crétois.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Malia

Reconstitution expérimentale des techniques de forage de la pierre en Crète minoenne.Ces techniques sont postérieures à celles de l'Egypte ancienne.

 

http://archeorient.hypotheses.org/3151

PAR ELISE MORERO · 25 SEPTEMBRE 2014

Dans le cadre du projet ANR le forage de la pierre en Méditerranée orientale (dir. H. Procopiou, Université de Paris 1, Protohistoire Egéenne – ArScAn, UMR 7041) et de mon travail de thèse sur l’artisanat lapidaire en Crète minoenne (Morero 2009), je me suis concentrée sur la reconstitution des techniques de fabrication de la vaisselle de pierre et sur leur évolution durant les 3e et 2e millénaires av. J.-C.

 

Les transferts techniques en Méditerranée orientale. L’exemple de la vaisselle de pierre de l’âge du Bronze (3e et 2e millénaires avant J.-C.)

http://archeorient.hypotheses.org/2896

 

L’âge du Bronze, en Méditerranée orientale, est marqué par l’avènement d’un nouveau système politique, social et économique, centralisé autour d’une élite palatiale. Cette nouvelle organisation atteint son apogée dès les 3-2e millénaires av. J.-C

https://www.academia.edu/8378260/Les_techniques_de_fabrication_des_vases_de_pierre_-_Le_Quartier_Mu_de_Malia

INTRODUCTION

Le Quartier Mu regroupe divers artisanats dont plusieurs relèvent du travail de la pierre : fabrication

de sceaux, mais aussi, sur une échelle plus réduite, de divers objets comme des haches polies, des éléments de parure ou d'incrustation et des vases de pierre. Sont ainsi regroupés dans un contexte scellé des éléments inachevés, des déchets de fabrication, des objets finis et des outils entrant potentiellement dans le processus de fabrication. L'association de ces éléments, laissés sur place par les artisans, permet la restitution d'une partie des méthodes et techniques de fabrication employées.

Si aucun lieu de fabrication n'a pu être identifié précisément pour les vases de pierre dans le Quartier

Mu, ce type de production est attesté par la découverte de vases inachevés ou brisés en cours de fabrication, mais aussi de carottes de forage en serpentine. En particulier, l'Atelier de Potier pourrait être envisagé comme une zone de fabrication à mi-temps (Mu III, p. 119) ; on y a en effet retrouvé une concentration d'éléments en lien avec cette industrie1.

Ainsi, l'étude de ce mobilier permet la restitution des procédés de fabrication employés durant la

Période protopalatiale2. Nous avons donc pris en compte dans cette étude 120 éléments de vaisselle en pierre à différents stades d'achèvement. Il s'agit en majorité de divers types de vases achevés portant encore des traces de fabrication (tabl. 3.1). Nous avons également étudié un vase en cours d'élaboration, ainsi que des déchets de fabrication pouvant résulter du processus d'élaboration de la vaisselle de pierre : il s'agit de trois carottes de forage en serpentine ou en amphibolite. Ce matériel provient de divers emplacements du Quartier

Mu : les bâtiments administratifs A et B et les diverses maisons-ateliers, principalement l'Atelier de Sceaux, l'Atelier de Potier, l'Atelier Sud et le bâtiment C.

Durant la période des premiers palais, une grande partie de la production est réalisée en serpentine

(WARREN 1969, p. 183). Le mobilier du Quartier Mu reflète cette tendance, puisque 59,5% du matériel étudié a été façonné dans cette roche. Le calcaire cristallin, le calcaire blanc grisâtre et, surtout, le calcaire blanc à taches noires et le calcaire à bandes grises et blanches sont également présents (le matériel en calcaire représente 18,2% du total du matériel que nous avons étudié). On trouve quelques exemples de roches hétérogènes comme la brèche (4,1%). Par ailleurs, des roches plus tendres ont été utilisées : des schistes (5,8%) ou des éléments en stéatite (0,8%), principalement choisis pour fabriquer les couvercles

 

4-VIDEOS :

4-1 Egypte : Mohmamad Ahmad, 27 ans, sculpteur d'albâtre à Louxor - Egypte

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=jbhOLWZ2f_U


Cette vidéo est mise en ligne par l’Autorité du Tourisme Égyptien.    

 

 4-2 voyage en Egypte. visite d'une boutique de souvenirs. 2 juin 2013, film 1.

https://www.youtube.com/watch?v=TWJeobtJD0k&feature=youtu.be

Apres la visite des vallées des Rois et des Reines, nous faisons une halte dans une grande boutique. 
Ils font la démonstration de fabrication des vases et des objets en marbre puis on peut aller visiter le magasin. 


 Donc de nos jours les égyptiens fabriquent des vases en albâtre avec des outils rudimentaires, mais en fer..

Ceci dit, cela n'explique pas tout pour les réalisations du passe.  L'albâtre est une pierre plus tendre que la diorite qui était couramment employée pendant la période Nagada. Et le cuivre est un métal moule. Déjà que le fer est trop tendre pour abraser la diorite avec le cuivre, c'est absurde.  Peut-être avec des pierres quartzite, ou diamant mais il fallait les tailler en forme d'outils ou s'en servir de ciseaux comme un ciseau à bois. Mais dans ce cas, il faut que le vase soit en mouvement comme sur un appareil de tournage. Donc encore beaucoup de points d'interrogations. 

5- Autres  chercheurs 

Evidence of Advanced Machining In Ancient Egypt

Stephen S. Mehler, MA

http://www.gizapyramid.com/mehler%20new%20article.htm

The idea that some form of advanced machining technique was utilized by the ancient Egyptians is one that has been circulating in the literature for well over ten years

 

6- Première synthèse

De tout ce qui précède on peut faire une première synthèse:

Les égyptiens sont capables de nos jours de faire de vases évides en pierre d’albâtre. Dans le passe des vases en pierre de toutes duretés ont été réalisés avec des outils de sciage de forage  et de carottage réalises avec des silex et des dents en pierres précieuses. On retrouve des marques et traces sur dse pierres qui prouvent le travail de sciage et de perçage carottage par rotation de l’outil ou de l’objet travaille. ON n’a pas retrouvé ces outils. Les expérimentations contemporaines, arrivent à faire des trous et des carottages avec des moyens simples mais n’ont jamais réalisé un vase en pierre dure. Les égyptiens ne travaillent actuellement que de pierres tendres comme l’albâtre et avec des outils en acier inconnus  au temps des pharaons des premières dynasties.

Dans les vidéos de promotion de l'artisanat égyptien  un fabricant de souvenirs égyptien vante les  vases en albâtre fabriqués à la main .Il précise qu’ils sont plus beaux et plus légers (plus fins et bien mieux évidés) que ceux faits à la machine,. D’après lui, il ne lui faut "que" six jours pour fabriquer un beau vase fin, avec des outils à peine modernisés. Pour les pierres plus dures c'est certainement plus long et plus difficile. Nous n’avons pas d’exemples de fabrication actuelle, mais on peut supposer qu’ils utilisaient la même technique  (certaines pierres abrasives naturelles comme la pierre à lime, qui contient des micro-cristaux de grenat, sont largement assez dures pour abraser très efficacement du gneiss ou de la diorite) ?

 

Définition de l’albâtre utilise pour les vases en Egypte

Albâtre (Dureté Mohs de 1,4 à 4)

http://www.tchip-or.com/links/bijouterie/pierres/ornement/Albatre.aspx

 

Il faut prendre en compte la dureté des roches pour comprendre comment on a pu les creuser avec des outils en pierre dure, ou en cuivre, sans emploi de fer.

IL nous faut faire un aparté sur la dureté  des pierres afin d’avoir ces données en tête.

Classification des roches

http://www.cstc.be/homepage/index.cfm?cat=publications&sub=tv-nit&pag=228&art=2&niv01=2.2

Duretés des minéraux-Echelle de Mohs

http://www.geowiki.fr/index.php?title=Liste_min%C3%A9raux_par_duret%C3%A9

Echelle de Mohs

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelle_de_Mohs

 

Egyptian porphyritic diorite vase, pre dynasty period. Naqada II, ca. 3600-3200 B.C."

 

En parlant des vases de Diorites, (dureté Mohs de 7) l’américain Chris Dunn indique:

"Il se fait qu’il est impossible de réaliser cela à la main sans exercer une pression de plus d’' une tonne. Et il est manifestement absurde de supposer que le forage s’est fait à la main! Dunn interrogea des spécialistes en matériel de forage et fut informé que les meilleures perceuses dont nous disposons de nos jours, qui font 900 tours par minute, ne sont capables de creuser cette sorte de pierre qu’à raison d’un dix-millième de pouce par tour. Conclusion? Les constructeurs de pyramides et/ou les créateurs de vases de pierre  détenaient un "secret"

Une vidéo de Christopher Dunn 

http://www.gizapower.com/pma/index.htm

Prehistoric Machined Artifacts

 

LES VASES DE PIERRE DURE, SOUS LA PYRAMIDE DE SAQQARAH...

http://www.aime-free.com/article-les-mines-en-egypte-ancienne-107830916.html

…..Quelle ne fut pas, en effet, la surprise des archéologues Quibell et Lauer en fouillant la célèbre pyramide à degré de Djoser, de découvrir dans une galerie souterraine, pas moins de 40 000 vases de toutes formes et matières, originellement rangées les uns dans les autres…..

 

Un des 40.000 vases en pierre de Saqqarah.


Les vases en pierre de Djoser sont en pierre, c'est un fait, la grande majorité sont en albâtre égyptien (roche calcaire cristalline très stratifiée totalement impossible à imiter) dont on fait encore des vases de nos jours en Égypte, ils sont "rapides" et faciles à fabriquer par tournage artisanal, les touristes en achètes des tonnes chaque année , la dureté de l'albâtre égyptien et pourtant de 4 environ, similaire au marbre (on fait aussi des vases en marbre en Inde de nos jours, par le même tournage artisanale, et ça va très vite, et le vase est très bien évidé). A côté de l’albâtre le site de Saqqarah contenaient  aussi de nombreux vases en pierre très variés: brèche, schiste, basalte, diorite, porphyre, gneiss, granite, etc, presque un inventaire pétrographique du royaume, c'est à dire uniquement des roches naturelles parfaitement discernables 
 

7-Discussions sur le WEB de tout ce qui précède et synthèse.

Sur le site web : Histoire Secrète-Le passé de notre humanité avec ses mystères et ses secrets

On trouve un forum très intéressant

http://histoiresecrete.leforum.eu/t780-Les-Vases-dans-la-Pr-histoire-de-l-Egypte-n-ont-rien-de-pre-historiques.htm

dont le sujet est les vases dans la préhistoire de l’Egypte.

Vous pouvez le lire en intégralité, mais, j’en ai extrait ci-dessous quelques échanges  et photos intéressants

 

7-1  Réalisations en Pierre de la civilisation crétoise.

 

Là à gauche un joli vase crétois d’époque minoenne en quartz rose (parfaitement reconnaissable, cette texture qui semble cassé mais ne l'est pas est courante pour le quartz) tourné et évidé  et à droite un petit vase mycénien en cristal de roche (impur) sculpté et poli en forme de canard :

 

 

 

c'est un travail remarquable, difficile c'est d'imaginer que l'on puisse sortir un tel objet d'un bloc de cristal. Mais nous ne sommes pas à la même époque. Ces chefs d'œuvres en cristal de roche ont été surement abrasés sur un appareil comparable à un tour à bois ou tour à potier. avec un système d'entrainement à courroie. Mais les égyptiens ne connaissaient pas la poulie. Ils ne réalisaient pas leurs vases en gneiss en donnant des coups de burin en cuivre. Je pense qu'ils devaient posséder d'autres outils. Les égyptiens exportaient leurs vases en diorite. On en a retrouvé en Syrie à Qatna, dans un tombeau. S'il suffisait d'utiliser un burin en cuivre les autres civilisations auraient fait de même et n'auraient pas importé d'Égypte ces  vases.  Quels sont donc ces outils ? En tout cas merci pour ces photos de vases en cristal, c'est somptueux!

7-2 Autres réalisations en pierre à partir de la renaissance

 

A  partir de la Renaissance en Europe on a commencé à utiliser des outils en acier diamanté (pour la gravure, mais pas pour l'évidage à mon avis où là on devait plutôt utiliser des abrasifs comme des pierres à microcristaux de grenat), mais le travail est toujours à la main, et voilà le genre de pièce qu'on réussissait à faire ...Çà date de la Renaissance italienne, fin du XVIe siècle, c'est du cristal de roche (le vraie "cristal", c'est à dire des cristaux de quartz incolores géants de dureté 7) complétement évidé et sculpté avec une précision et une finesse inouïe, sans la moindre machine sophistiquée, les grecs et les romains en fabriquaient déjà beaucoup mais sans utiliser le diamant.

 

Quand on ne connait pas le principe la question qu'on se pose immédiatement face à un tel objet c'est "mais comment ils ont fait ???" ça parait totalement impossible aux non-initiés, on cherche forcement des solutions du style cristal artificielle fondu, alors que non, c'est bel est bien du cristal de quartz naturel évidé et sculpté. (Le verre appelé de nos jours improprement "cristal", mélange fondu de silice et de plomb, a été inventé plus tardivement pour imiter partiellement sans l’atteindre l'éclat du cristal de roche (quartz) naturel).Bon là c'est du grand luxe, ces objets ont parfois demandé une année de travail à l'artisan voir bien plus pour certains, mais ça a le mérite de montrer le bout du bout des possibilités avec ce principe de tournerie artisanale et sculpture sur pierre qui est simple. Les égyptiens sont restez beaucoup plus simples dans leurs réalisations car leurs techniques étaient plus simples, mais eux aussi ont été aux bout de leurs propres possibilités avec des objets démonstratifs qui ont déjà été précédemment illustrés.


7-3 Concernant les liens vidéo


…. une autre plus éloquente sur le tournage des vases à Louxor. On voit bien le principe de fabrication. Tout cela est cohérent mais on voit bien qu'ils utilisent des couteaux en fer et friction par tournage pour évider les vases. Le problème que je soulève c'est qu'on parle des anciens égyptiens qui ne connaissaient pas le fer et de plus évidaient des pierres telles que la diorite. Il aurait donc fallut, au moins qu'ils possèdent les mêmes outils que l'on voit sur la vidéo. Idem pour les limes qui servent à donner l'arrondit extérieur. Elles sont en fer. On ne conteste pas la réalisation de tel objet en diorite mais pas avec les outils qu'on nous dit et surement pas avec du cuivre.

Voici les photos extraites de cette vidéo :

on voit bien en premier plan la série d'outils à griffe pour évider les blocs de pierre.

 

Et pour finir le ponçage avec un galet dont je ne connais pas la nature.

 

Bien sûr, ici il s'agit de réalisation de vases en albâtre et non de diorite mais cela prouve la faisabilité. Reste à trouver les outils utilisés par les anciens égyptiens pour creuser la diorite.


Toute la contestation porte sur le fait qu'on nous dit qu'ils ne connaissaient pas le fer.

Voici encore quelques photos des instruments utilisés par les artisans égyptiens contemporains.

 

Ce qui peut faire se rallier à la thèse de  la taille des vases c'est la vidéo ou on voit les artisans en action.  C'est de  l'expérimentation pratique  pour valider ou non les théories. On peut aussi expliquer l'incompréhension de pouvoir réaliser de telles prouesses avec des outils si rudimentaires par le fait que nous vivons  dans un monde moderne ou toutes les tâches fastidieuses et manuelles sont faites par des machines ou robots. Etant mentalement trop éloignés d'un artisanat manuel aux procédés ancestraux, il nous semble donc que cela n'est pas réalisable. C'est donc une bonne leçon de morale !

Petit Flacon (à parfum ?) en amethyste - Ancien empire égyptien 2675–2130 av JC

 

7-4 Autres commentaires sur le forum :

 

……Je m’évertue depuis la page 1 de ce fil à expliquer que pour fabriquer ces vases il n'y a absolument pas besoin de métal, ni acier, ni fer, ni bronze, ni cuivre, aucun métal n'est nécessaire, même si ils en connaissaient je ne pense pas qu'ils les ont utilisé pour cela. Car de toute façon aucun métal (en dehors de quelques alliages modernes très spéciaux) ne peut rayer ou abraser efficacement des roches granitoïdes durs, il faut complétement laisser tomber l'idée du métal car cela ne marche que pour l’albâtre et uniquement avec de l'acier ou autres alliages durs. Je pense aussi que le façonnage des vases actuels en albâtre peuvent être considéré comme une légère modernisation (des outils en métaux c'est plus commode aujourd'hui, pour tout les types de travaux) d'une méthode plus ancienne sans métal qu'il faut essayer d'imaginer.

Donc il faut avoir recours à des outils en bois et en pierre. (On peut éventuellement utiliser le cuivre comme remplacement du bois seulement comme support d'outil)

Nous sommes à la fin du néolithique, l’Age de la pierre polie, c'est à dire que à cette époque on avait l'habitude de fabriqué des outils en pierre dure (dont la diorite est l'une des plus utilisé dans de nombreuses cultures pour sa faculté à prendre plus facilement un beau poli et rester cohérente sans se déliter contrairement au granite) non pas en les taillant mais en frottant les pierres les unes contre les autres pour les façonner par abrasion. Deux pierres de même nature, très dures, peuvent se façonner par abrasion en se frottant l'une contre l'autre, ce qui permet de façonner des outils bien plus précis qu'avec la pierre taillé. Les vases égyptiens en pierre dure sont simplement l'aboutissement et le perfectionnement de ce type de procédé, et la diorite est naturellement la pierre dure la plus utilisé car de meilleure tenue. Le vase en pierre sont travaillé essentiellement par abrasion, probablement pas avec de la pierre brut extraite de carrière mais probablement à partir de gros galets de forme bien choisis trouvés dans les oueds, la forme du vase peut d'ailleurs éventuellement être adaptée à la forme du galet pour limiter la quantité de matière à retirer.

Les cristaux qui définissent la diorite sont en moyenne (avec dureté sur l’échelle de Mohs): 

- plagioclase : 33 %                                    6 - 6,5               
- hornblende : 26 %                                    5 - 6
- biotite : 20 %                                            2,5 - 3
- quartz : 16 %                                            7
- feldspath potassique : 4 %                       6 - 6,5
- apatite, minéraux opaques : 1 %              5 et autres.

Le plus dur des cristaux courant dans la diorite c'est le quartz, on peut dire qu'en terme de dureté face à l'abrasion la diorite n'est pas plus dure que les autres granitoïdes.

Donc comme pierre abrasive pour attaquer la diorite il suffit d'utiliser une roche plus riche en quartz: certains granitoïdes courants sont bien plus riche en quartz et si on les frotte à la diorite ils s’abraseront plus lentement que la diorite, pour un travail plus fin il y a aussi le quartzite, bien connu des égyptiens, grès sableux métamorphisé très solidement cimenté (par de la silice, les grains de quartz ont fondus et fusionnés entre eux) et de texture grenue et mordante, idéal comme pierre abrasive, les hommes préhistorique fabriquaient des outils de toutes sortes en quartzite dur taillé (ça se taille aussi bien que du silex) puis poli, depuis le paléolithique, il y a aussi des granitoïdes courant très riches en tourmaline (dureté de 7,5 à 8) et parfois en béryl (8), il y a certains schistes dont on fabrique encore de nos jours des limes en pierre naturelle et qui contiennent naturellement une forte proportion de cristaux ou microcristaux de grenat (dureté de 7,5), elles sont encore considérés aujourd'hui comme bien meilleur que les limes artificielles, et avec une grande gamme de taille du grain, depuis le cristaux assez gros de la taille d'un grain de sable pour une usure grossière jusqu'aux microcristaux microscopiques pour un aiguisage d'une extrême finesse que seule cette pierre naturelle peut permettre (je ne pense pas que les égyptien utilisaient les gammes très fines). Enfin il y a l’émeri, une roche connu depuis l'antiquité dont il y a des montagnes entières dans les Cyclades et qui est constitué en grande partie de cristaux de corindon (le même minéral que la saphir et le rubis, dureté 9, qui dit mieux?), qui est considéré encore de nos jours comme la plus puissante pierre naturelle abrasive au monde !
Donc en pierre abrasive pouvant attaquer la diorite ou même le quartz, il y a un très grand choix.

On peut se servir du sable durement frotter directement sur la pierre à l'aide de galets dures (qui s'abraseront eux aussi, il faut les changer régulièrement quand ils sont devenu trop petits), le galet s'aplatira rapidement et épousera progressivement la surface de l'objet travaillé ce qui le rendra encore plus efficace.

Les tourmalines et béryls (les formes ordinaires non transparentes ni colorés, donc pas du tout des pierres précieuses), parfois le corindon, sont des cristaux parfois présents en très grande quantité dans certains granites qui peuvent en être partiellement constitués en mélange avec les cristaux plus habituels, et ils ont fréquemment des tailles assez grosses, si les égyptiens savaient les reconnaitre (on arrive pas à les rayer avec du quartz) ils pouvaient les extraire et les inclure dans leurs outils.

Donc pour remplacer les forêts en métal de la vidéo, j'imagine un outil en forme de massue en bois solide (bois dure, dont ont fait encore de bons outils solides actuellement) avec les pierres abrasives assez épaisses profondément enfoncé dedans pour ne pas qu'elles se sauvent, ensuite tout le reste et la manivelle peuvent être en bois solide.

Pour les perçages, il suffit d'un outil solide en bois (ou en cuivre) avec un embout constitué d'un caillou abrasif (un quartz peut suffire, mais avec des pierres plus dures ce sera plus rapide et il faudra moins souvent la changer), que l'on fait tourner pour y aller à l'abrasion. On peut surmonter l'outil d'une manivelle si on veut aller plus vite. 

Le polissage final des granitoïdes se fait essentiellement au sable (principalement constitué du quartz) pour que ça brille, le sable peut être frotté à l'humide sur les vases et statues avec du tissu ou dans une pâte à l'argile ou autre chose souple. On peut aussi utiliser la fine poudre d’abrasion de la pierre comme poudre à polir pour un polissage plus fin et brillant encore en second lieu, mais les égyptiens ne semblent pas être allé jusque-là, ils se sont visiblement contenté du sable.

Piquetage à l' aide d'outils en silex pour donner les formes extérieures puis ensuite pour le forage des vases je suis quasi sur (vu les carottes trouvées par Petrie à Gizeh) que les égyptiens
faisait un forage tubulaire , tète de foret en bois plein , tubulaire cylindre éventuellement en cuivre (pour une vitesse de forage accrue)  en roseau également couplé à des abrasifs naturels (corindon, émeri , quartz de sables ) , sans oublier le lubrifiant (eau si le tube était en roseau / ou cire d'abeille si le tube était en cuivre)
Mais comme à ma connaissance  on a pas retrouvé de tube en cuivre à cette époque nagadéenne, c'est sans doute vers le roseau (périssable) qu'il
faut se tourner. 

Par ailleurs on a retrouvé en Egypte prédynastiques des mèches pleines en quartzite, en grès et en diorite également, en forme de 8 et de différentes
tailles. Sans garantie qu'elles furent utilisées pour les vases et sachant que une mèche de tète de foret en bois plein est encore plus efficace
(à la condition de la retailler régulièrement au cours de l’opération pour qu’elle ne s'arrondisse pas trop) !

Pour la rotation nécessaire à l'enfoncement du cylindre, un système de foret à poids ou de manivelle.
Avec les abrasifs, l'eau et la forme cylindrique pas besoin que ça tourne à 8000 tours minutes. A force de tourner la pierre s'use.
Obligation par contre que le vase en lui-même reste fixe. Seul le foret et le cylindre doivent tourner.

Et là la solution est simplissime (et la même que celle que Pat a posté en photo des artisans actuels égyptiens): enterrement du vase pendant la phase de forage pour le maintenir fixe.
Une fois que le plus gros a été évidé en extrayant ces carottes, finition d'évidage avec un racloir (la encore un couteau en silex peut très bien faire l' affaire à force de patience bien sûr...) 

Enfin extérieurement pour effacer toutes les traces de piquetage qui ont donné au vase sa forme, affinage des formes par abrasion méticuleuse et gros travail final de polissage pour effacer toute trace d'outils de l'œuvre finale.

De quoi être encore plus admiratif du travail fourni par ces égyptiens... connaissant maintenant à peu près la méthode de fabrication.

 

 

….Le silex ça peut être idéal pour travailler l'albâtre, la brèche, le schiste, bref les roches pas trop dures, mais c'est pas du tout assez dur pour les granitoïdes comme la diorite. Pas étonnant que l'égyptologue a eu du mal.
Le silex est une accumulation de silice vitreuse amorphe (non cristallisé, avec seulement un peu de microcristaux) et impur, c'est un peu moins dur que du verre (dureté 6 pour le verre de silice pur amorphe), donc environ 5,5 tout comme pour l'obsidienne qui est plus proche de 6. On est loin du 6,5 des feldspaths (plagioclase, orthose et autres) ou du 7 du quartz qui composent la diorite. 

Le quartzite c'est déjà mieux car c'est constitué de quartz cristallisé (sable) de dureté 7 et de silice, mais il faut souvent en changer, car le quartzite est constitué de grains et il est plus facile à tailler avec de la diorite que l'inverse.
Le jaspe c'est une variété de calcédoine, une silice cristallisée massive très proche du quartz et de même dureté (7), donc c'est mieux. On peut aussi tailler des quartzs (on trouve beaucoup de grosses accumulations de quartz laiteux dans les granites) de la même manière que le silex, c'est nettement plus dure et donc plus long à façonner, mais le quartz a aussi une très bonne fracture conchoïdale que l'on peut prévoir et contrôler, et les hommes préhistoriques en faisait des outils comme avec presque toutes les pierres dures.

Si on utilise un gros cailloux brut quartzeux très anguleux et rude, ou contenant d'autres cristaux plus dures encore si possible, c'est plus efficace pour le travail d'abrasion grossière que n'importe quel outil façonné qu'on puisse imaginer, donc même pas besoin de tailler les outils (de toute façon ça s'use et ça se casse beaucoup trop vite ça ne sert vraiment à rien de les façonner si c'est pour travailler de la diorite avec). Donc tous les forets que j'imagine sont simplement de vulgaire cailloux brut de pierre très dure (quartz, quartzite, granite riche en tourmaline, voir émeri dans l'idéal, etc) montés directement sur des outils en bois avec manivelles pour que ça tourne. A mon avis c'est encore plus efficace qu'un outil en pierre taillé (qui sera trop vite cassé et donc totalement inutile pour se travaille là). Le but c'est l’abrasion pas la taille, donc la pierre brute comme abrasif est de loin la meilleur, c'est quand elle commence à être elle-même polie qu'il faut en changer par un nouveau caillou brut. Tout au plus il faut donner la bonne dimension au foret, mais même là il suffit de choisir dans le tas un caillou qui a déjà la bonne dimension, pourquoi s’embêter, pour moi la seule partie utile à travailler c'est éventuellement celle qui va servir à monter les cailloux plus facilement sur un outil en bois. 

 

De gros cailloux bruts quartzeux pour faire une ébauche de la forme voulue de son vase dans le bloc de diorite Ok.
Mais après il faut bien autre chose pour faire du piquetage dans le détail non ?

Pour l'évidage je pense tube pour 3 raisons majeures:

- la présence de carottes en Egypte (cf découvertes de Petrie)
- ca a été vérifié et expérimenté ailleurs pour les vases en pierre dures
 (chez les artisans minoens du quartier "MU" (lol) de Malia)  
- parce que c'est la seule technique susceptible d'expliquer
les sillons circulaires qu'on retrouve dans certains vases de diorites (et les carottes) ou autres pierres dures. 

 

Sur une pièce non finie (probablement cassée lors de l'évidage) datant de la IV eme dynastie, on constate également
l'évidage tubulaire:

https://www.academia.edu/8378260/Les_techniques_de_fabrication_des_vases_de_pierre_-_Le_Quartier_Mu_de_Malia

 Ci-dessus  le document sur les vase minoens. …

Dans ce texte ils parlent en effet de forage tubulaire en Crête minoenne, suite selon eux à une évolution des techniques au minoen moyen, à l'aide de poudre d’émeri (corindon !) ou de sable riche en corindon lentement frotté avec de l'eau à l'aide d'un tube de roseau ou de cuivre (les deux méthodes fonctionnent dans leurs expérimentations)

Mais seulement pour des roches relativement tendres (marbre, brêche, serpentinite), cette méthode me parait peu possible avec les granitoïdes durs comme la diorite.

Cependant ils ont retrouvé en Crête des carottes de cristal de roche !!! Mais à une époque plus tardive, et là on a sans doute affaire à du bronze avec du corindon.

Il semblerait en effet que cette méthode de carottage était connu des égyptiens étant donné les rares cas retrouvé en Égypte (mais rare et pas aux périodes pré-dynastiques) que tu as illustré.

Je colle ici un extrait où ils parlent du cas égyptien qu'ils comparent au cas crétois, les méthodes égyptiennes qui ressortent de l’étude des vases et des outils retrouvés semblent plus primitives.

Les découvertes de têtes de foret effectuées dans les centres de production de Méditerranée orientale indiquent systématiquement l'emploi de mèches en pierre. Les attestations les plus connues proviennent de l'Egypte pré- et protodynastique, et ont souvent servi de référence pour l'identification des mèches de forage des autres centres de Méditerranée orientale. Ces mèches seraient de deux types. Le premier est grossièrement façonné en forme de croissant ou de barre de silex ; il est employé pour le forage des roches tendres (PETRIE1912, p. 94). Cependant, d'autres utilisations, comme le grattage, ont été proposées pour cet outil et son utilisation en tant que mèche de foret est loin d'être claire (HESTER 1976). Le second groupe de mèches est grossièrement taillé en forme de huit dans des roches grenues, comme la quartzite, le grès, la diorite ou le calcaire cristallin (ADAMS 1974, p. 45 ; STOCKS 2003, p. 143). Ces mèches ont été mises au jour dans des ateliers datant de l'Ancien Empire, comme à Hiérakonpolis (QuiBELL et GREEN 1989, p. 6, 16-17, pi. LXII). Des mèches en roches grenues semblent assez répandues également en Orient puisqu'elles apparaissent dès le chalcolithique en Anatolie sur le site de Kulaksizlar, spécialisé dans la fabrication de vases en marbre(TAKAOGLU 2005, p. 17 pi. 23 et 24). Des mèches en pierre grenue ont également été utilisées pour le forage des vases en Mésopotamie, par exemple à Ur (WOOLLEY 1955, p. 14 ; STOCKS 1993). Les têtes de foret de pierre sont généralement employées en séries de différentes tailles pour la création de cavités grossièrement cylindriques ou coniques, mais aussi pour la confection des vases à panse élargie. Nous regroupons dans cette dernière catégorie l'ensemble des récipients dont le diamètre de l'embouchure est plus étroit que celui de la panse, leur conférant un aspect ovoïde ou globulaire. L’emploi de ce type de mèche en pierre a été proposé pour la Crète (WARREN 1969, p. 159 ; BEVAN 2007, p. 45-46). Mais force est de constater que seul un exemplaire a été identifié avec certitude sur l'île, fjar D. Evely à Cnossos. Il s'agit d'une tête de foret morphologiquement proche de celles mises au jour en Egypte durant l'Ancien Empire : elle est en forme de huit, en grès et provient de l'Unexplored Mansion (MR II ; EVELY 1984, M199, p. 228, pi. 227:7). Elle porte des stries sur la partie active de la pièce, ce qui indique sans ambiguïté son emploi, à un moment donné, comme mèche de foret. Mais à Malia, qui compte pourtant un grand nombre de vases de pierre, aucun élément de ce type n'apparaît. Le foret en pierre isolé de Cnossos est peut-être l'indice de la présence d'un artisan égyptien opérant en Crète. 74 LE QUARTIER MU V Mais surtout les traces de forage observées sur la vaisselle du Quartier Mu (et sur la vaisselle minoenne en général) sont totalement différentes de celles présentes sur les vases de pierre des sites méditerranéens utilisant ces mèches lithiques. Les stigmates de forage du mobilier oriental sont généralement plutôt irréguliers et parfois grossiers17 alors que le matériel de Malia présente des stries annulaires de forage droites, mais surtout fines et régulières (pi. 3.3f). Nous avons donc, sans aucun doute, affaire à d'autres types de têtes de foret en Crète. Leur absence suggère une matière périssable : le bois, ce que confirment des tests expérimentaux.

LES MÈCHES PLEINES EMPLOYÉES POUR LA RÉALISATION D'UNE CAVITÉ CONIQUE OU CYLINDRIQUE La présence de stries annulaires sur toute la surface intérieure des vases minoens dont la cavité est conique (pi. 3.1 g) ou cylindrique (pi. 3.1 h) indique l'emploi d'une poudre abrasive et implique un contact permanent, sur toute la surface du trou de forage, entre la tête de foret, les particules abrasives et la roche. L'hypothèse la plus recevable, impliquant un contact continu, reste donc l'emploi d'une tête de foret en bois plein (MORERO et PROCOPIOU 2006, p. 386-390 ; VARGIOLU et al. 2007 ; VARGIOLU et al. 2008, p. 219 ; MOREKO et al. 2008, p. 481). Plusieurs tests expérimentaux ont été effectués en laboratoire et sur le terrain. L'emploi d'une tige en bois, qui s'use en fonction de la progression du trou, permet de maintenir en permanence le contact entre la tête de foret, les particules abrasives et la roche. Cette association génère ainsi une morphologie conique et surtout des stries annulaires de forage (pi 3.1 i-j). Parfois, une petite gibbosité apparaît dans le fond et au centre de la cavité. Nous avons appelé cette formation un « bouton de forage » (pi. 3.1 i). Il se forme dans la zone où les particules abrasives accèdent avec difficulté. Cette caractéristique se retrouve également sur les spécimens archéologiques du Quartier Mu, confirmant ainsi l'emploi de cet outil de forage. Pour l'obtention d'une cavité cylindrique, il faut envisager une découpe fréquente de l'extrémité du foret afin d'éviter que l'extrémité de la mèche, en s'usant, prenne une forme conique.

LES MÈCHES PLEINES EMPLOYÉES POUR LA RÉALISATION DE CAVITÉS ÉLARGIES (morphologies conique globulaire). Les vases à cavité élargie mis au jour dans le Quartier Mu ont un creusement qui prend la forme de «canaux étages». Des butées apparaissent à certains endroits, en corrélation avec la progression de l'élargissement du forage (pi. 3.2 a-b). Cette particularité implique, comme en Egypte, l'utilisation de tête de foret de largeurs différentes. Mais quel outil est responsable de cette morphologie ? À ce jour plusieurs possibilités peuvent être envisagées. Comme pour l'obtention d'une cavité conique, l'absence d'outil suggère le recours à une matière périssable. Nous proposerons donc, dans un premier temps, l'emploi de têtes de foret en bois, qui sont morphologiquement proches des mèches égyptiennes en forme de huit (pi. 3.2c). D'après nos tests expérimentaux, ce type de mèche est efficace pour le creusement des roches tendres et pourrait ainsi être envisagé pour les ateliers minoens. Cependant, au cours des tests, ces têtes en bois ont généré des stries plutôt irrégulières, plus proches de celles observées sur les vases égyptiens que de celles présentes sur les vases minoens.


Donc mon intuition dernière était la bonne: 
- aucun métal
- uniquement du bois et de la pierre abrasive
- des forets en pierres abrasives brutes (dont le quartzite), très grossièrement taillés juste pour les dimensionner et les monter sur du bois (en gros croissant (a enfoncé dans une massue en bois j'imagine) ou surtout "en huit" c'est à dire avec deux encoches qui permettent de l'attacher au bois avec des lanières et de faire tourner la pierre)
- le huit en bois avec sable abrasif peut même suffire pour les pierres tendres 
- pas de forage tubulaire mais en plein et progressif dans un premier temps.

Ce que j’apprends de plus c'est qu’ils faisaient plusieurs forages successifs de diamètres croissants.

Cela est assez similaire à la méthode moderne pour les vases en albâtre, les actuels forets en métal ont juste une bordure externe imitant la forme externe d'une grosse pierre abrasive.

Avec cette méthode (lente mais efficace) on peut en effet tailler dans toute les dureté de pierre, pourvu que le foret soit plus abrasif que la pierre du vase, c'est la seule limite (mais avec le corindon on a peu de limite...). 

Et avec cette méthode on obtient très logiquement un trou circulaire très régulier puisque le foret tourne et qu'on a tout le temps de rectifier où il va, même si le foret est une pierre irrégulière le résultat sera logiquement un trou circulaire bien régulier. 

Le carottage est plus tardif semble t-il, et à mon avis pour les pierres dures il faut attendre l'utilisation du bronze (qui s'use très vite et donc à remplacé régulièrement, logiquement le foret s'use même plus vite que la pierre dans le cas d'utilisation sur pierre dure ce qui limite son utilisation, mais si on l'incruste directement de sable de corindon alors il s'use bien plus lentement). Mais il serait intéressant de savoir à partir de quand et à quel intensité les égyptiens ont utilisé le carottage.

il y a une grave coquille dans le document, c'est dommage car cette fois c'est une étude bien sérieuse dans les règles de l'art.
Le marbre de Carrare est un vraie marbre au sens géologique, c'est l'un des marbres les plus pur en calcite au monde avec presque 100% de cristaux de calcite (calcaire cristallisé) et la calcite c'est seulement 3 sur l’échelle de Mohs. Et je suis absolument certain de moi.
Moi aussi je me suis trompé précédemment en disant 4 de mémoire dans un post précédant, mais je me suis trompé que de un point moi. En fait c'est 3, donc l’albâtre égyptien qui est également constitué de calcite cristallisé c'est 3 également, forcement de même dureté que le marbre. Le marbre grec est aussi un vrai marbre de calcite donc 3 aussi.

Il aurait été totalement impossible de construire des monuments aussi raffinés que l'acropole d’Athènes, les duomos de Pise et de Florence ou encore la ville de la Rome antique avec une roche de dureté 7, étant donné la finesse et la facilité de sculpture qu'on se permet avec le marbre avec de simple burins en fer, c'est bien la marque d'une roche de dureté 3 mais compact, assez solide et d'une grande finesse.

(Le marbre de Carrare est LE marbre par excellence et donc c'est lui qui a donné son nom à la roche géologique éponyme, en géologie toute roche métamorphique constitué presque entièrement de calcite cristallisé (issus du calcaire sédimentaire fondu et refroidi lentement), et seulement celles-là, s'appellent "marbre", mais dans le langage courant et commercial par contre "marbre" peut désigner de nombreuses toute roches fermes polissables, même le granite quand il est poli peut être appelé "marbre" dans le langage courant alors que c'est très différent).

Il est possible que cette erreur grossière vient du fait que ceux qui ont fait cette étude ont simplement pioché leur info dans un document technique industriel où par principe de précaution on indique qu'il faut prévoir des outils capables de découper de la dureté 7 (donc des scies diamantés) quand il s'agit de découper de grandes quantité de marbre à la machine, uniquement parce que parfois il y a des petits filons d'impuretés siliceuses avec des petits cristaux de quartz, en quantité infime mais suffisante pour justifier cette précaution à échelle industrielle sinon on abime les outils qui coutent chère. Mais le marbre c'est 3 presque uniformément, surtout celui de Carrare.

Donc avec une dureté de seulement 3 pour le marbre et l'albâtre, je confirme que la différence de dureté entre le marbre (ou l'albâtre) et les granitoïdes et vraiment énorme, la même différence qu'entre le beurre et le marbre. Pourtant le marbre est une pierre qui a la réputation d'être très dure et résistante, car il est vraie que c'est une roche très compact, imperméable (contrairement aux autres calcaires, et donc il est résistant aux infiltrations et à la fissuration par le gel, et beaucoup plus résistant à l'érosion), lourde, et effectivement bien plus dure que le calcaire ordinaire qui et encore beaucoup plus tendre: les blocs de calcaires ordinaires à construire, poreux, peuvent être découpés à la simple scie à main tandis que le marbre ne se taille que par fissuration des blocs et au burin en fer.

On comprend mieux les exploits et le labeur que représentent les sculptures sur granite ou diorite, les monuments égyptiens en blocs de granite, certains monuments incas, ou encore un monument tout en granite taillé comme le Mont Saint Michel qui avec Machu Pichu ou même bien plus représente sans doute le monument en granite le plus fantastique qui existe, presque surhumain cette dentelle médiévale de granite qui jaillis de son ilot inaccessible exposé à tous vents et marées. On comprend aussi pourquoi les projets de Khephren et de Mykérinos de couvrir entièrement leurs pyramides d'un parement de granite a été rapidement avorté par l'impossibilité de la tache au point de laisser inachevé les bossages laissés bruts. On comprend aussi pourquoi les piliers du temple de Khephren sont monolithiques et non pas en empilement de blocs taillés contrairement aux monuments en calcaire, l'économie de taille est obligatoire avec cette pierre: le granite est adapté pour faire du gros mais pas de la dentelle quand on a les moyens techniques dans anciens égyptiens, avec le granite la surface à découper est beaucoup plus couteuse que le volume à transporter, donc on fait du gros appareil ainsi que quelques monuments monolithiques de prestige comme les obélisques et les colosses, pour les mêmes raisons en Bretagne on peut remarquer que les pierres taillés des maisons sont traditionnellement bien plus grosses et moins nombreuses que les pierres taillés des maisons des régions calcaires.

 

 

Principe de l’abrasion conique

 

 

On peut se rendre compte que le temps de perforation est considérable. Et là il ne s'agit que du carottage de petite dimension, il faut ensuite évider le vase par abrasion. La quantité de matière et bien supérieure. On peut donc estimer qu'il fallait plusieurs semaines à un artisan pour tailler un seul vase sans ménager sa peine. Il faut multiplier ce résultat par des dizaines de milliers. Sans compter les statue de toutes tailles taillées dans la diorite ainsi que toutes les dalles ou statues en granit.  La tache semble aussi pharaonique que les pyramides !

 

 

8-CONCLUSION PROVISOIRE

Dans un passe très éloigné il y  plusieurs millénaires  des peuples d’Egypte avaient une connaissance du travail des pierres de toute dureté dépassant tout ce qu’on aurait pu imaginer. Nous avons entrevu ce qui aurait pu être leur technique et les outils employés. Néanmoins une inconnue demeure  comment ont-ils pu travailler des pierres de dureté supérieure à tous leurs outils supposes, comment ont-ils pu réaliser des milliers et des milliers de pièces dans tous types de roches dures. Avaient-ils hérite d’un savoir et d’une technologie  d’un peuple ou d’une civilisation qui les a précèdes avant ou après le déluge ? La découverte de Gobekli Tepe datée de 10000 av JC en Anatolie peut être une source de réflexion et de recherches sur les techniques héritées par Sumer Babylone et l’Egypte d’autres civilisations ou rescapes dont le savoir technique leur a été transmis. Il n’en demeure pas moins que les anciens peuples d’Egypte ont atteint un degré de perfection dans la technique de travail des roches dures qui, a perdure depuis l’origine de leur civilisation, jusqu’à nos jours .La différence notable c’est que de nos jours, en Egypte, les artisans ne savent  travailler que des roches tendres et encore avec des outils en fer voire en acier spéciaux. Il semble qu’au cours du temps un certain savoir, une certaine technique et des outils non connus de nous se sont perdus  loin de la mémoire collective.